°°° Cellulaire [Horreur] °°°

Cellulaire, Stephen King
édition Le livre Poche

Le monde civilisé ne disparaît pas dans un bruit de tonnerre ou un gémissement. Il finit sur un simple appel de votre portable. On se souviendra de ce qui est arrivé un bel après-midi de 1er octobre, comme de ‘La Pulsation’. Un signal envoyé à tous les portables qui transformera leurs utilisateurs en quelque chose de… comment dire ?, pas tout à fait humain. Sauvage, meurtrier, d’une violence aveugle et déchaînée. Acte terroriste ? Canular cybernétique devenu incontrôlable ? Peu importe aux rescapés de cette attaque technologique. Ce qui leur importe avant tout, c’est de s’en sortir. Un groupe de ‘Normaux’ – c’est ainsi qu’ils se considèrent – se rassemblent alors sur le terrain de sport d’un lycée où, dans la clarté de la lune, les attend une chose monstrueusement terrifiante.

Mon avis:

Depuis le swap zombie, j’ai appris que Stephen King avait écrit un livre sur ce sujet, il m’a fallu du temps pour l’acheter, mais je l’ai lu !

L’action commence dès les premières pages par le début de l’Impulsion. Cette scène est très violente mais vraiment bien décrite. C’est vrai que de part le titre, on sait que les téléphones ont un rapport avec l’Impulsion, mais Clay, le personnage principal, le découvre très rapidement (trop rapidement peut-être ?). Pendant tout le livre, les descriptions sont très précises, fidèles au style de l’auteur, mais parfois elles plombent un peu le rythme du récit. C’est pourquoi j’ai eu du mal à continuer ma lecture quelques fois, j’avais l’impression que ça n’avançait pas… Pourtant, l’action est toujours au rendez-vous, mais il y a beaucoup de mystères, les personnages font des plans dont on ne comprend pas toujours l’intérêt ni le déroulement. Et franchement, c’est embêtant, j’avais la flemme de retourner en arrière donc je continuais à lire, mais je ne comprenais pas ce que les personnages faisaient.

Les personnages sont plutôt intéressants, et ont des réactions « humaines », ce que j’apprécie particulièrement dans les romans d’horreur. Clay est le personnage principal, et il est somme toute un homme normal comme tant d’autres: dessinateur de BD, divorcé, père, en voyage d’affaire à Boston (mais il vient du Maine, quelle surprise n’est-ce pas ?). J’ai beaucoup aimé Alice, même si au début elle m’a un peu gonflé à pleurer tout le temps, Tom est sympa, et Jordan est un petit génie de 12 ans que j’ai adoré. Donc, on les suit depuis Boston (sauf Jordan qu’ils vont rencontrer plus tard), jusqu’à LA destination. Je trouve que les raisons pour lesquelles ils y vont sont un peu farfelues, mais bon… Tout est farfelu dans ce livre.

En fait, ce n’est pas du tout des zombies dont on parle dans ce livre. Les morts sont réellement morts, ils ne se relèvent pas. Seuls les gens qui ont téléphoné se « transforment » et tuent des gens, mais ça ne dure qu’au début. Parce que les « siphonés » comme ils les appellent, évoluent. Je n’ai rien contre l’évolution des zombies (ou peu importe ce qu’ils sont), mais là c’est vraiment bizarre. En fait je crois que ce qui m’a gêné, c’est qu’on ne sait pas pourquoi ils évoluent, pourquoi ils emmènent tout les gens dans cet endroit précis, ni QUI et POURQUOI ils ont trafiqué les téléphones, parce que là c’est pas un virus, c’est bien quelqu’un qui a fait ça. Bon il y a bien un indice vers la fin mais voilà quoi.

Je suis assez déçue de ce livre, je me suis accrochée pour le terminer, mais même la fin n’est pas terrible. Cellulaire est très loin d’être le meilleur Stephen King.

°°° Une rose au paradis [SF] °°°

Une rose au paradis, René Barjavel
éditions Pocket

Une gigantesque manifestation réunit, place de la Concorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U. Mais il est déjà trop tard… Le cataclysme se déclenche. La planète Terre est réduite à néant. Cependant, Lucie, l’une des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration. Seize ans plus tard… Lucie vit avec son mari et ses enfants dans un univers étrange où le temps n’existe plus, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture. Que s’est-il passé ? Pourquoi ont-ils échappé au cataclysme ? Qui est l’énigmatique Monsieur Gé que les enfants assimilent confusément à un Dieu ?

Mon avis:

Je n’ai pas été autant emballée par ce livre que par les autres Barjavel… On retrouve pourtant l’univers familier de l’auteur, à savoir un espace aseptisé (oui pour une fois ce n’est pas utopique), avec un distributeur de vêtements et de nourriture, comme dans  La nuit des temps. Mais les vêtements sont tous les mêmes, la nourriture n’est que du poulet rôti, l’environnement est faux. Dès le début, on se demande pourquoi ils sont là qu’est-ce qu’il s’est passé pendant la grande manifestation pour qu’ils atterrissent dans cet endroit.

Les personnages ne m’ont pas autant touché que d’habitude je dois bien l’avouer. L’histoire d’amour est plutôt bizarre en va dire, Barjavel aime les enfants qui font l’amour, comme on le voit dans Le grand secret ^^ Mais là, c’est encore plus étrange ! Je ne vais vous dire pourquoi, mais j’ai des doutes sur les intentions de l’auteur !  Quand j’ai terminé le livre, j’ai eu une sensation bizarre, en fait, je ne sais pas si Monsieur Gé était méchant ou gentil, je n’ai aucun avis sur lui, et quand je n’ai pas d’avis sur un personnage, c’est que quelque chose ne va pas. Lucie et son marie Jonas m’ont aussi laissé indifférente, mais Lucie m’a agacé par moment, surtout vers la fin. J’ai été exaspérée par les dialogues « Maman c’est quoi un caillou » « Maman c’est quoi la mer », je sais bien que les enfants n’ont pas connu la vie en dehors de l’arche, mais quand même !

Malgré tout, ce livre a été écrit en pleine Guerre Froide, et l’historienne qui sommeille en moi a directement remarqué que la bombe U, c’était la course à l’armement nucléaire dans les années 60. Tout le monde a redouté la guerre nucléaire totale, qui heureusement n’est pas arrivée, et comme Fabrice Colin le fera plus tard dans La fin du monde, Barjavel nous montre les conséquences que la bombe aurait eu sur notre planète.  J’en ai eu froid dans le dos, et toutes les petites choses qui m’ont agacé (les personnages donc), ne sont rien en fin de compte, car le message délivré dans le livre est très puissant.

Je n’ai pas eu de coup de coeur avec ce livre, et c’est la première fois que ça m’arrive avec René Barjavel, mais je suis contente de l’avoir lu ! Il me manque quelques livres à livre de cet auteur, j’ai hâte !

 

°°° La nuit des temps [SF]


La nuit des temps, René Barjavel
éditions Presses Pocket 

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…

Mon avis:

Bonjour à tous ! Je reviens après une très longue pause bien méritée ! J’ai passé 10 merveilleux jours à Rome, à me dire « j’ai bien fait de m’inscrire en Histoire parcours archéologie », et j’ai eu le temps de lire pleins de lire pendant mon absence ! Donc, aujourd’hui je commence mon rattrapage par La nuit des temps, de René Barjavel.

Vous connaissez surement mon amour pour Barjavel, et mes énormes coups de coeur pour Ravages et Le grand secret. Je croyez avoir lu ses meilleurs livres, et pourtant, La nuit des temps les a surpassé, écrasé. Je suis restée sans voix à la fin, ça peut paraitre bizarre, mais ce livre à changé ma vie, il m’a ouvert les yeux. Enfin bref, reprenons depuis le début.

D’habitude, il faut bien une centaine de pages pour que l’histoire commence, mais cette fois-ci, on est directement plongé dans l’univers glacé de La nuit des temps. Je ne sais pas quoi dire car je ne peux rien vous dévoiler, mais tout commence quand une équipe d’exploration Française en Antarctique découvre quelque chose sous la glace, et ce quelque chose va changer l’histoire de l’humanité. J’ai adoré suivre les scientifiques pas à pas dans leur découverte de la Sphère, voir leurs joies, leurs désillusions, leurs nuits blanches… Comme toujours, tout est tellement réaliste, surtout les réaction des gouvernements qui se battent pour avoir l’exclusivité du contenu de la Sphère: l’équation de Zoran. 

Et puis il y a cette histoire d’amour: Eléa et Paikan. On voit leur amour commencer, on voit leur vie sur Gandawa, et je n’ai jamais été aussi bouleversée que par leur histoire. Les lettres de Simon (l’un des médecins de l’expédition) sont magnifiques à en pleurer. De plus, Barjavel est en avance sur son temps, notamment quand il évoque les révoltes étudiantes alors que le livre a été écrit en 1966. Maintenant, je n’ai qu’une envie, descendre dans la rue et crier « Pao ! Pao ! » contre les guerres. Car avant tout, La nuit des temps est un hymne à la liberté, à la Paix, qui se sert d’Eléa, Coban et Paikan, ces êtres de la nuit des temps, pour montrer l’absurdité de l’Homme, capable de mettre le monde à feu et à sang pour être le meilleur.

Je ne peux que vous conseiller de le lire, car c’est LE coup de coeur de ma vie, rien que d’y penser ma gorge se serre. Je n’ai jamais autant aimé un livre, je n’ai jamais autant aimé des personnages, aucun livre n’a réussi à me donner autant d’émotions que La nuit des temps.


N’hésitez pas à me laisser un commentaire, j’aime connaître votre avis :) Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté dans SF

°°° Déluge [Science-Fiction] °°°

Déluge, Stephen Baxter
éditions Pocket
2016 : Lily, Helen, Gary et Piers, quatre scientifiques retenus en otages depuis cinq ans, sont libérés. A leur sortie, ils découvrent avec stupeur un monde au bord du chaos : le niveau des eaux est monté d’un mètre, provoquant une inondation sans précédent à Londres, l’engloutissement de l’Opéra de Sidney et la disparition pure et simple des îles Tuvalu…
Tout en luttant pour leur survie, ils vont chercher à comprendre la cause de cette apocalypse aux dimensions bibliques afin d’endiguer la catastrophe. Malgré leurs efforts, l’eau afflue inéluctablement et la construction d’arches géantes, initiée par un milliardaire controversé, semble être la seule échappatoire. Mais il n’y aura pas de place pour tout le monde…
Je regrette ma longue absence sur le blog, j’étais en pleine épreuves du bac, donc je n’ai pas lu pendant un mois (un record !)… Question épreuves, je pense m’en être bien sortie en philo et en littérature, même si j’ai l’impression d’avoir bâcle la littérature parce que c’est une épreuve très difficile mentalement (il faut faire 2 dissertations complètes en seulement 2h). En Histoire je m’en suis très bien sortie et j’ai pris beaucoup de plaisir à traité de la question des attentes post-URSS avec le terrorisme et tout, par contre la carte de géographie… voilà j’ai un peu peur. L’anglais c’était hyper difficile et pourtant j’ai un bon niveau, je suis scandalisée par le texte impossible à comprendre qu’on a eu pour le BAC quoi, si j’ai la moyenne c’est un vrai miracle, heureusement que l’italien rattrape le tout et je vise le 16 minimum !
Mon avis :
Ce livre me faisait de l’oeil de puis plus d’un an mais j’attendais qu’il sorte en poche pour l’acheter. J’ai mis plus d’un moins à le lire parce que :
– C’est un gros pavé de 700 pages et au début je lisais en même temps Les Marines dans la guerre du Pacifique de Robert Leckie, que j’ai laissé de coté le temps de finir Déluge
– Et de plus c’était le bac.
Franchement, j’ai eu beaucoup de mal à avancer car j’ai été perturbée par la trame narrative. Je m’explique, l’histoire commence en 2016 mais finit en 2048, c’est-à-dire qu’à chaque chapitre on saute de 3 ou 4 ans. A cause de ça, plusieurs événements sont passés sous silence, comme la mort de certains personnages (qui d’ailleurs ne m’ont pas attristé), leurs mariages, leurs grossesses… Évidemment, il était impossible de tout raconter, déjà que le livre est énorme sans tout ça… C’était un parti pris, mais du coup j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, je ne comprenais pas vraiment certaines de leurs décisions, je ne voyais pas le point de départ des guerres, et je n’ai rien suivit concernant cette histoire d’Arche. De plus, les personnages ne font que se croiser au fil des ans, et on ne comprend pas comment, dans une planète immergées, ils font pour savoir où ils sont pour se retrouver…
Sinon, j’ai beaucoup aimé le début du livre quand le déluge commence, voir la panique, comment les gens s’organisent ect. Finalement, je me rend compte que c’est un peu la seule chose que j’ai aimé, parce que c’était un vrai soulagement quand j’ai refermé le livre, j’avais l’impression que je n’allais jamais le finir, je n’en voyais plus le bout ! J’ai lu sur Livraddict que c’était un roman léger par rapport aux autres livres de Stephen Baxter, et comme moi je l’ai trouvé très très lourd, je ne lirai jamais ses autres livres ! 
N’empêche, je suis curieuse de savoir ce qu’est devenue la première Arche (après tout le tintouin qu’il y a eu autour j’espère que ça vaut le coup au moins), mais honnêtement je ne sais pas si je lirai le deuxième tome, surtout s’il est aussi gros et construit comme le premier, j’ai pas le courage ! 

N’hésitez pas à me laisser un commentaire, j’aime connaître votre avis :) Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté dans SF

°°° Le grand secret [SF] °°°


Le grand secret, René Barjavel
éditions Pocket

Le grand secret, c’est l’histoire d’un couple séparé par un extraordinaire événement, puis réuni dans des circonstances telles que jamais un homme et une femme n’en ont connu de pareilles.
C’est aussi l’histoire d’un mystère qui, depuis 1955, a réuni, à l’insu de tous, dans une angoisse commune, par-dessus les oppositions des idéologies et des impérialismes, les chefs des plus grandes nations. C’est ce  » grand secret  » qui a mis fin à la guerre froide, qui a été la cause de l’assassinat de Kennedy, qui rend compréhensible le comportement de De Gaulle en mai 1968, qui a rendu indispensables les voyages de Nixon à Moscou et à Pékin.
Il n’a rien à voir avec la guerre ou la bombe H. C’est le secret de la plus grande peur et du plus grand espoir du monde. Il ne faut pas oublier que c’est un roman. Mais si c’était vrai ?…

Mon avis :

René, je l’aime. Même si avec ce livre ce n’était pas gagné. J’ai mis une semaine pour arriver à la page 128, page où commence réellement l’action. Pourquoi ? Parce que j’ai trouvé le début assez fouillis, on saute d’un personnage à un autre sans transition, mais aussi d’une date à une autre, ce qui donne un passé/présent plutôt bizarre. On suit l’histoire d’amour entre Jeanne et Roland, puis la disparition de ce dernier et la quête de Jeanne pour le retrouver, qui dura 17 ans. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux, au contraire, l’enquête de Jeanne m’a terriblement ennuyé. Ensuite, on jongle entre plusieurs présidents, Nehru, Johnson, De Gaulle, Kennedy, Eisenhower, Elisabeth II, Coty ect. Le problème, c’est que pendant tous le livre on passe de Johnson au début, puis après on va avec Eisenhower, puis Kennedy et encore Johnson, donc il n’y a pas d’ordre chronologique bien distinct. Dans la première partie j’ai vraiment failli abandonner tellement c’était long, mais heureusement j’ai continué.

Car dès la page 128, c’est la découverte du secret. Toutes les pistes lancées dans la première partie deviennent claires (enfin plus ou moins). L’îlot est une véritable utopie digne de Voltaire, puis au fur et à mesure elle se transforme en cauchemar, j’ai adoré tous les passages sur l’île. Même quand on connait le secret, Barjavel continue de nous faire découvrir les coulisses de ce secret, on voit comment les présidents s’organisent pour le cacher, on voit les dessous de la guerre froide avec la course entre Kennedy et Khrouchtchev pour aller sur la Lune. On comprend pourquoi Kennedy a été assassiné, on comprend aussi pourquoi De Gaulle est allé en Allemagne en mai 68, TOUT a un rapport avec ce secret. Par la suite, je ne me suis toujours pas attachée au couple Roland/Jeanne, mais plus à un autre jeune couple.

La fin de livre est magique, et terrible à la fois. Barjavel n’aime pas les happy end ni les fins « finies », il nous laissent toujours dans le suspens, on se demande ce qu’il advient du monde après toutes ces catastrophes. J’ai été bouleversé par l’île, par ses enfants, par les désirs de Jeanne. Je ne peux pas vraiment vous parler de la deuxième partie du roman sans trop en dire, mais je l’ai dévoré. Comme il est dit dans le résumé, ce n’est qu’un roman, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que peut-être, cette histoire est vraie. On sait tous que les gouvernements nous cachent des choses, il y a sûrement des bases secrètes qui renferment des secrets qui pourraient détruire le monde comme dans le roman.

C’est un énorme coup de coeur, comme avec mon premier Barjavel qui était Ravage, cet auteur est un génie. Je n’ai qu’une envie, lire tous ses romans ! Si vous vous laissez tenter par Le grand secret, essayez d’atteindre la page 128, c’est la porte du bonheur !



N’hésitez pas à me laisser un commentaire, j’aime connaître votre avis :) Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté dans SF

°°° La maison qui glissait [SF] °°°


La maison qui glissait, Jean-Pierre Andrevon
éditions Le Bélial’

Un immense fracas réveille Pierre. Un coup de tonnerre ? Peut-être… C’est l’aube, le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans le petit appartement qu’il occupe au 13e étage de sa tour de banlieue. Ensommeillé, il entrouvre le rideau de la fenêtre depuis son lit… et demeure pétrifié par le panorama qui se révèle à lui. Un brouillard poisseux recouvre tout, c’est à peine s’il distingue la silhouette de la tour des Tilleuls qui se dresse à quelques dizaines de mètres de là.
Un brouillard un 30 août caniculaire…?
 Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidants de cette barre HLM coupée du monde par un mur cotonneux impénétrable qui semble abriter de terrifiantes créatures, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à un ennemi invisible et révéler la vraie nature de chacun.
Car après tout, le pire n’est peut-être pas dans la brume… Et d’ailleurs, d’où vient-elle, cette brume ?

Mon avis:

Après une semaine d’absence, due à mon manque de temps pour lire (foutus bac blancs, ma tête va exploser), je reviens avec une très longue critique, pour un livre qui m’a beaucoup plu ! D’ailleurs, je crois que je travaille trop en ce moment, car ma critique ressemble beaucoup à une analyse littéraire ^^’

Je pense qu’il est nécessaire de parler de la couverture, qui est vraiment magnifique. Elle rend parfaitement compte de l’état d’isolement de la tour, perdue au milieu de la brume. Une vraie réussite !

J’ai connu Jean-Pierre Andrevon avec Un horizon de cendres, que j’avais énormément aimé de part son originalité sur les zombies. L’auteur arrive à construire des personnages très complexes, très travaillés, comme c’est le cas ici avec les habitants de la tour. Les personnages principaux sont Pierre et sa voisine France, mais on peut dire que tous les habitants sont importants, surtout Vincenzini le gardien ou encore Bonaventure et sa femme Félicité. Chaque (gros) chapitre représente un jour, qui commence toujours par la même phrase « Un coup de tonnerre réveille Pierre ». Le premier chapitre est très long, puis au fur et à mesure, ils rétrécissent, ce qui montre parfaitement la déchéance de la tour. 

La psychologie des habitants est très travaillée, ils ne réagissent pas tous de la même façon, et d’ailleurs je me demande si certaines réactions sont crédibles, surtout l’appartement partouzard….L’auteur parle également des préjugés raciaux, notamment avec la bande de racailles constituée presque intégralement d’arabes et de noirs, dont un intégristes. Ce roman est une peinture de notre société actuelle, axée sur la consommation (les gens qui pensent à l’argent alors que c’est la fin du monde, tsk tsk) et les préjugés, sur fond d’apocalypse, très bien trouvé ! Et vu que je vis moi-même dans un quartier plutôt mal réputé de Nice (à cause de la forte présence d’arabes. Ahem –‘) j’ai aimé la façon dont était raconté l’histoire.

L’action commence dès le début, et se poursuit jusqu’à la fin, donc on ne peut pas dire qu’on s’ennuie ! Par contre, âmes sensibles s’abstenir ! Ce livre est gore, très gore même, et très sexuel aussi, donc vous pouvez passer ces passages si vous le voulez, mais moi je les ai lu. L’auteur ne prend pas de gants pour décrire toutes les violences, les morts, leurs façons de mourir ou d’être tué (ou mangé), et si on a beaucoup d’imagination comme moi, on se fait une bonne représentation des choses dans sa tête ! Berk.

L’intrigue de la maison qui glisse (où ? Je ne vous le dis pas !) est originale et bien trouvée. Au départ, en lisant le résumé, je croyais que c’était juste une copie de Brume, de Stephen King, mais en réalité la brume ne reste que la première journée. Par contre, je trouve que les habitants, tous les habitants (même les jeunes), comprennent un peu trop facilement ce qu’il se passe, alors que moi à leur place j’aurais absolument rien capté ! D’ailleurs, à partir de l’incendie, voire un peu avant, je n’ai rien compris. La pseudo révélation parait totalement claire pour l’habitant survivant, mais est totalement floue pour moi, même après 3 relectures ! Donc finalement je n’ai rien compris à la fin, mais c’est un peu une habitude chez moi ^^

Un avis très long pour un livre très complexe et riche, que je vous conseille vivement ! Je pense que les gens qui aiment la SF, ou pas d’ailleurs, aimeront beaucoup ce livre ! Et si quelqu’un peut m’éclairer sur la fin ça ne serait pas de refus ! 



Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté dans SF

°°°J’ai détesté #1 [Humeurs] °°°

Aujourd’hui je vais vous chroniquer les livres qui ne m’ont absolument pas plu ce mois-ci, et vous
pouvez me croire il y en a pas mal ! Je vous parlerez uniquement des livres qui me tenaient à coeur, et pas de ceux que j’ai trouvé au hasard dans ma bibliothèque :)

https://i0.wp.com/15.img.v4.skyrock.net/158/lesmordusdelivre/pics/1817816998_1.jpg

On va commencer avec Le pianiste, de Wladyslaw Szpilman. Je vous ai déjà dis que j’adore l’Histoire, et surtout les Guerres
Mondiales, je suis toujours à la recherche de nouveaux témoignages ! Je suis très curieuse, alors ça faisait longtemps que j’essayai de trouver un témoignage sur une « amitié » franco-allemande, et
je croyais l’avoir trouvé avec Le pianiste.. Malheureusement, je n’ai pas dépassé la trentaine de pages. Pourquoi ? J’ai trouvé qu’il n’y avait
pas beaucoup d’histoire, tout les détails historiques étaient passés sous silence, et j’ai eu l’impression de lire un résumé. Je n’ai vraiment pas aimé, j’aurais peut-être dû m’accrocher un petit
peu plus, peut-être que la suite était mieux ?

https://i1.wp.com/www.yozone.fr/IMG/jpg/shift_volume_un_200-2.jpg

Ensuite, j’ai tenté de lire le tome 1 de Shift, de Henri Loevenbruck et Ange. J’avais été séduite par la couverture qui est très jolie, et par le résumé.
Franchement, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas aimé, les personnages ne sont pas trop caricaturaux et sont intéressants, l’intrigue est pas mal non plus. Non je ne sais pas. Toujours est-il que
ça ne m’a pas plu, j’en ai arrêté la lecture vers le milieu du livre, vous voyez j’ai essayé de m’accrocher ! Le style d’écriture n’était pas lent, il y avait suffisamment d’action et de
mystères… J’aurai peut-être dû m’accrocher, je vais tenter de le relire pour voir, même si je l’avais déjà abandonné une première fois pour le reprendre quelques temps plus tard, et je n’avais
quand même pas aimé…

https://i1.wp.com/myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0002/28/9782070308552FS.gif

Le dernier livre que j’ai abandonné au bout d’une vingtaine de pages est La guerre des mondes, de H.G Wells. Ca faisait longtemps que je voulais le
lire, mais la date de sa rédaction (1898) m’avait rebuté. Je n’aime pas vraiment le style de la fin 19e et début 20e, parce que je le trouve beaucoup trop narratif et descriptif, ça m’ennuie. Et
bien je n’avais pas tord, il n’y a pas beaucoup de dialogues, et quand il y en a, ils ne sont pas vraiment intéressant. Je suis vraiment déçue de ne pas avoir réussit à le terminer j’y tenais
beaucoup, surtout qu’il s’agit d’un classique. J’essayerai de le relire dans quelques mois, ou même quelques années ! 

J’espère que cette nouvelle rubrique vous plait, en tout cas je trouve qu’il est aussi important de
parler des livres que l’on a abandonné que de ceux que l’on a adoré. 

Rendez-vous sur Hellocoton !