°°° La cabane aux orties [Historique] °°°

La cabane aux orties, Denis Lerrefaitéditions Persée

Automne 1804. L’arrivée d’un officier impérial va bouleverser la vie de Virginie de la Sablière. Rapidement, son regard sur le domaine parental et les gens qui y travaillent la conduira à remettre en question tout ce qu’elle croyait acquis depuis son enfance. Très vite, sa quête l’amènera à franchir le seuil de la cabane aux orties…

Mon avis:

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.

J’avais postulé pour ce livre parce qu’il semblait correspondre à mes attentes au niveau historiques et romancières. En effet, l’histoire se situe en 1804, en plein pendant le règne de Napoléon Ier. Le personnage principal est Virginie de la Sablière, une noble qui trouve sa vie bouleversée quand ses parents décèdent dans un étrange accident de « voiture ». Le domaine parental va être mit sous protection militaire (ce qui veut dire beau militaire héhé), et Virginie va peu à peu découvrir l’envers du décor, comment son père réglait ses affaires ect.

Autant le dire directement, je n’ai pas terminé ce livre. Attention, ce n’est pas parce que je ne l’ai pas apprécié, au contraire j’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu, mais je n’étais tout simplement pas dans le mon « moment » vous voyez ce que je veux dire ? Je sature un peu de la période post-révolutionnaire puisque je l’étudie en cours depuis le début de l’année ! Mais grâce à ça, je peux dire que l’auteur a vraiment bien respecté le contexte historique, l’armée napoléonienne, les nobles de robe et les nobles d’épée ect. J’avais l’impression de lire l’un de mes cours (sûrement ce qui m’a empêché de terminer ma lecture), ce qui est une bonne chose !

Je ne suis pas allée assez loin dans ma lecture pour parler de l’intrigue, mais je peux dire que l’action commence directement. Il n’y a pas de longues présentations comme c’est le cas dans les romans sur cette époque comme La Princesse de Clèves par exemple (même si évidemment les deux ne sont pas écrits à la même époque non plus !). Je me suis vite intéressée aux secrets du père de Virginie, je me suis demandée pourquoi on les avait tué, et surtout je voulais en savoir plus sur la relation entre Virginie et son beau protecteur !

Pour finir, ce livre a un très beau potentiel, et il me tarde d’avoir terminé mon semestre et d’avoir décompressée un petit peu afin d’apprécier cette lecture comme il se doit !

°°° Le Pacifique [Histoire] °°°


Le Pacifique, Hugh Ambrose
éditions Michel Lafon

Novembre 1941, les troupes américaines quittent la Chine. Août 1945, l’avion du général MacArthur se pose sur le territoire japonais. Entre ces deux événements, cinq recrues inexpérimentées, cinq soldats venant d’horizons différents sont plongés dans une guerre violente sur le front asiatique. Débâcle de Bataan, tumulte de Guadalcanal, implacables forteresses de corail de Peleliu, terribles charniers d’Okinawa ; puis retour au pays, triomphal mais douloureux. Chacun joue son rôle dans ce conflit, et tous doivent puiser dans leurs ultimes ressources physiques et mentales pour venir à bout d’un ennemi qui préfère mourir plutôt que de se rendre.

Mon avis:

ATTENTION LONGUE CHRONIQUE

Aaaaah depuis le temps que je voulais lire ce livre !!! Si vous me suivez sur twitter, vous n’êtes pas s’en savoir que j’idolâtre cette série, que je suis en train de regarder pour la 10e fois, que je connais par coeur, et je suis sans arrêt à la recherche de nouvelles connaissances sur cette guerre. Dans ce livre, nous suivons donc Sidney Phillips, Eugene Sledge, John Basilone, Austin « Shifty » Shofner et Vernon « Mike » Micheel, les deux derniers remplaçant Robert Leckie. Grâce à eux, nous voyons la guerre depuis le début en 1941 jusqu’en 1946, l’après-guerre. Pour être honnête, je pense que si on n’a pas suffisamment de connaissance militaires, ce livre peut être très difficile à lire, car il y a beaucoup de termes techniques, on nous décrit très précisément les armes utilisées et les tactiques militaires, heureusement que je m’y connais pas mal comme ça je n’ai pas eu trop de problèmes ! 

Description des soldat:

Forcément, je ne peux pas m’empêcher de comparer les soldats avec leur interprétation dans la série, et je dois dire que je suis un peu déçue… Dans la série, Sidney est dans la team Leckie, ils sont amis, alors qu’en vrai ils n’étaient pas dans la même section, et donc ils se connaissaient comme on connait quelqu’un dans sa classe, vite fait. Et il est pas mal dévalorisé, dans la sens où lors de la bataille de Tenaru, la section de mortier de Sidney à bien contribuer à la remporter, et on n’en parle pas du tout dans la série. Après, je n’ai pas envie de faire ma rabat-joie ou mon ingrate, mais je trouve que la guerre de Sidney n’est rien comparée à celle de son meilleur ami Eugene…
En parlant d’Eugene, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi désireux d’être un Marine. J’aurais préféré faire 1000 fois la guerre de Sid plutôt qu’un millième de celle d’Eugene, qui est juste horrible. Peleliu et Okinawa étaient des enfers sur terre, juste le nombre de remplaçants montre à quel point Eugene et ses amis sont des survivants. J’ai été beaucoup émue de voir certains des soldats de la série comme Snafu, Burgin (un grand homme, dont la série ne parle ni de son caractère de meneur ni de sa médaille d’argent remportée à Okinawa), et surtout Andrew « Ack Ack » Haldane et Edward « Hillbilly » Jones, j’ai beaucoup pleuré en lisant leur mort, comme j’ai beaucoup pleuré en voyant leur mort dans la série.
Ensuite, John Basilone, mon héros. Élevé au rang d’icône héroique de la guerre après Guadalcanal, le seul Marine qui a obtenu la Médaille de l’Honneur du Congrès, forcé de rentrer au pays pour convaincre les gens de contribuer à l’effort de guerre, il m’a fait énormément de peine dans ce rôle qui ne lui correspond pas. Sa vie, c’est d’être un Marine, il est né pour en être un, c’est pourquoi il s’est réengagé pour Iwo-Jima. Je ne vous raconte même pas mon état quand j’ai lu sa mort, moins « romancée », plus brute. 
Austin Shofner, personne n’aurait pu faire plus que lui, personne n’aurait pu être plus chanceux que lui. Il a fait Bataan, a été fait prisonnier par les Japonais et a vécu dans un camps, il a survécu à ce camps et a réussi à s’enfuir, pour finalement rejoindre la guérilla Philippine, et ensuite se retrouver à Peleliu, être blessé, et retourner à Okinawa. Mon deuxième héros, tout simplement.
Honnêtement, j’ai eu du mal à accrocher à l’histoire de Mike, peut être parce qu’il était pilote je ne sais pas… Mais lui aussi a tout vu, tout vécu, sans une égratignure, et en récoltant des médailles en chemin.

Le reste:

J’ai beaucoup aimé les petites anecdotes sur leurs vies, sur le camps d’entrainement, comment ils ont rencontré leur femme ect. Le gros plus, ce sont les photos, qui m’ont énormément émue (quelle surprise), surtout celles de Basilone et Haldane… Sid et Eugene sont tout simplement les soldats les plus adorables que le monde ait jamais porté. Que dire des photos de Snafu et Burgin à part que ça m’a ému ? 

L’écriture de l’auteur est simple, on voit bien que ce n’est pas un écrivain mais un Historien, qui accorde plus d’importance aux faits qu’à la forme. Pour finir (enfin) j’ai beaucoup aimé ce livre, même s’il était très éprouvant à lire, à cause des stratégies qu’il faut essayer de comprendre, et surtout à cause de l’émotion que j’éprouvais à chaque page ^^ Et il faut dire que c’est un gros pavé quand même ! Donc ce livre est a réservé aux passionnés, sinon vous n’arriverez pas à dépasser les premières pages !
Maintenant, je suis absolument certaine de vouloir me spécialiser en Histoire militaire de la 2nd guerre mondiale, surtout sur la guerre du Pacifique. 


N’hésitez pas à me laisser un commentaire, j’aime connaître votre avis :) Rendez-vous sur Hellocoton !

°°° Luc et sa drôle de guerre [Histoire] °°°


Luc et sa drôle de guerre, Marc Drouot
éditions Panthéon

Luc et sa drôle de guerre » réunit les souvenirs d’un jeune garçon dont l’adolescence a été marquée par la guerre de 1939-1945 : les rumeurs et les fausses « bonnes » nouvelles qui fleurissent jusqu’en juin 1940, le bombardement de la ville, le désarroi des soldats, l’entrée des Allemands, les appels du maréchal Pétain et du général de Gaulle, la chasse aux Juifs, les difficultés de ravitaillement et les contacts entre citadins et villageois, l’évasion du cousin de Luc, Stalingrad et l’érosion de l’armée allemande, le débarquement des alliés et la vie dans les abris avant la libération de la ville, l’action de la résistance et enfin, le 8 mai 1945, l’heure de la victoire.

Mon avis: 

Encore un nouveau livre qui m’a gentiment été offert par le site des Agents littéraires, et comme toujours, c’est une très bonne découverte. Vous n’êtes pas sans savoir que je suis passionnée par la Seconde Guerre mondiale, j’ai donc sauté sur l’occasion quand Vincent me l’a proposé !

L’originalité de ce roman repose sur ses protagonistes: pour une fois, ils ne sont pas Juifs, ne sont pas déportés et n’essayent pas de quitter le pays. Nous suivons cette famille durant toute la période de la guerre, de l’appel de de Gaulle en 1940 au jour de la libération en 1945. Comme je travaille sur les Mémoires de guerre du Général de Gaulle en littérature, j’ai trouvé ça « marrant » d’avoir la confirmation que personne ne le connaissait, et que tout l’espoir reposait sur Pétain. 

C’est intéressant de prendre le point de vue d’une famille qui en apparence n’a rien a craindre des Allemands, alors qu’au contraire, on voit qu’ils ont souffert eux aussi. Évidemment, leurs souffrances n’ont rien à voir avec celles des Juifs, mais ils doivent tout de même rester prostrés dans leur cave, et subissent le manque de nourriture et les bombardements. J’ai beaucoup aimé la romance entre Luc et Élisabeth, même si je dois avouer que quand je lis un livre Historique ce n’est pas ça qui m’intéresse en premier. Mais leur histoire est touchante, innocente, et finalement plutôt banale. 

Côté Histoire, on voit clairement que les gens ne comprennent pas grand chose aux événements. Il n’y a qu’une seule allusion aux Juifs, et encore Charles, le père de Luc, ne croit pas à ses histoires de déportations. De plus, aucun homme de la maison ne s’engage dans la résistance, et j’avoue que ça m’a un peu dérangé, pour moi c’est comme s’ils n’étaient pas de « vrais » Français, ils n’essayent pas de défendre leur pays, ils se contentent juste de survivre. Encore une autre chose qui m’a dérangé, mais qui n’a aucun rapport avec le style ou même le livre, c’est les Américains qui libèrent la France. On voit bien qu’ils arrivent comme des héros, avec leurs Jeeps, ça m’énerve, j’aurais largement préféré que l’URSS nous libère, ou encore mieux que la France se libère elle-même. Parce qu’objectivement, les États-Unis ont fait la guerre dans le Pacifique, aucun Américain ne s’est fait déporté dans un camp en Allemagne, et je ne pense pas qu’ils auraient apprécié si les Français avaient libéré les soldats fait prisonniers au Japon… 

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui se lit très rapidement, je le conseille à tout le monde, comme tous les livres de guerre. Encore merci aux Agents littéraires pour cette très bonne découverte !


Ce livre fait parti des livres voyageurs.



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°°° Bourreaux de travail [Histoire] °°°


Bourreaux de travail, Gilles Marchal
éditions Société des écrivains

Entre l’an de grâce 1688 et l’an 1847, la justice avait la condamnation facile et le bourreau avait de l’ouvrage mal payé au « coup par cou ». Pendant 159 ans, ce sont les Sanson qui portent la lourde charge de père en fils d’être bourreaux. Bien que marqués du sceau de l’infamie, méprisés de tous, ils œuvrent guidés par la nécessité imposée par la loi ou parfois au gré des caprices royaux. De la place de Grève en passant par les Halles, le Pont Neuf ou autres lieux de la capitale, c’est de très près qu’ils côtoient les âmes avant de les ôter.

Mon avis:

J’ai toujours voulu en savoir plus sur les bourreaux, j’ai donc été très surprise en recevant une proposition pour ce livre de la part du site des Agents littéraires ! Dès sa réception, j’ai commencé à le dévorer. L’auteur a une façon bien à lui de raconter l’Histoire, il y a beaucoup d’humour, tellement qu’il m’est arrivé de me demander si ce qu’il disait était vrai ou pas ! Le livre débute par l’étymologique du mot « bourreau », toujours avec humour, ainsi qu’une rapide présentation de la famille Sanson. Ensuite, le roman est séparé en différentes parties qui sont chacunes consacrées à un membre de cette famille de bourreau. J’ai beaucoup aimé toutes les anecdotes, souvent saugrenues, parfois très connues, comme l’affaire Calas avec Voltaire.

Nous voyons que l’auteur s’est très bien documenté sur ce sujet, puisqu’il fait preuve d’une très grande précision sur les lieux où se produisaient les exécutions, et il y a beaucoup de détails qui, je pense, peu de gens doivent connaître. Justement, cette abondance de détails peut nous embrouiller… J’ai pas mal de connaissances sur cette époque, et pourtant je me suis souvent sentie perdue au milieu de toutes ces dates ! Elles ne sont pas dans l’ordre chronologique puisqu’elles suivent le rythme des anecdotes, et j’ai eu des difficultés à m’y retrouver. De plus, l’auteur passe souvent du coq à l’âne : par exemple, il raconte l’histoire d’une exécution qui ne s’est pas déroulée comme prévu, et il dérive sur la vie du Roi ! Ça peut être assez gênant pour la bonne compréhension du récit, et c’est ce qui m’a le plus dérangé.


J’ai beaucoup aimé ce livre, marrant et très complet, cependant, je pense qu’il est réservé à des lecteurs qui ont beaucoup de connaissances sur la monarchie, au risque de se sentir perdue.



Ce livre fait parti des livres voyageurs.



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°°°J’ai détesté 2# [Humeurs]°°°

Ce mois-ci, j’ai abandonné quatre livres, avec du classique, du post-apo et de l’Histoire… Il faut croire que les classiques et moi ne sommes pas amis !



Pour commencer, Les derniers jours de Pompei, de Edward Bulwer-Lytton. J’ai cherché ce livre pendant un moment dans ma bibliothèque, et je l’ai entammé dès que je l’ai trouvé. La 4e de couverture indique que ce roman est le meilleur guide pour découvrir Pompei, et évidemment, c’est tout le problème… Il y a énormément de descriptions sur l’aménagement des maisons, la vie quotidienne, les coutumes ect, c’était intéressant au début mais a un moment il faut savoir arrêter ! Surtout qu’en lisant le titre des chapitres à la fin du livre, il me semble qu’on ne parle pas de l’éruption du Vésuve, alors que c’était vraiment ça que je cherchait :/




Ensuite, j’ai lu Le portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde. Enfin, lu est un grand mot ! Il y avait 15 pages de préface (que je n’ai pas lu) et je me suis arrêtée à la page 22 ! J’ai trouvé le rythme lent, le début de l’histoire m’a ennuyé… En plus, j’ai lu dans certains avis que la vraie histoire ne commencait qu’aux environs de la page 130 ! J’ai trop pour moi, je ne me sentais pas le courage de lire quelque chose d’ennuyeux pendant aussi longtemps, j’ai abandonné lâchement.



J’ai aussi lu Spartacus, la révolte des esclaves, de Max Gallo. J’avais mis beaucoup d’espoirs dans ce livre, tous le monde parle de cet auteur, mon père me disait qu’il était génial, ect. Et bien je n’ai pas dépassé la quarantaine de pages. Pourquoi ? Déjà, je pensais qu’on allait nous parler de Spartacus du temps où il était gladiateur, avec combats à l’appui, et ensuite du moment de la révolte, avec tous les détails qui vont avec. Alors que là Spartacus à déjà fait toute sa révolte, donc forcément le côté sur « l’après » m’intéressait moins. Ensuite, il y avait beaucoup de passages de sexe, non pas que ça me dérange, mais ils tombaient un peu comme un cheveux sur la soupe ! Et le pire, c’est les descriptions de fanatiques religieux, avec entre autre ceux qui coupent leurs attributs masculins, avec la description de tout ce qui va avec. Berk. Bref, une vraie déception !


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Et enfin, j’ai commencé Metro 2033, de Dmitry Glukhovsky (obligée de copier/coller son nom…). Vous savez mon amour pour les histoires de zombies, et celle-ci avait l’air très originale, avec le metro de Moscou ect. Malheureusement, dès les premières pages, on est confronté à beaucoup de politique, et comme je m’en fiche éperdument, j’ai rien suivie, et du coup j’ai rien compris ! Et pour ne rien arranger, les stations de métro ont des noms impronomçables (il suffit de voir le nom de l’auteur), et comme je ne suis pas franchement patiente, ça m’a vite énervé d’être perdu dans cette foule de stations et de situations que je ne comprenais pas. 



Ce livre m’a été prêté par une amie, c’est son livre préféré. Et là, moment gênant… Je n’ai pas du tout aimé ! J’avais l’impression de lire de la chick-lit du 19e siècle ! Je m’en fiche de savoir avec qui vont finir Jane et Elisabeth. Je vais essayer de lire Orgueil et préjugés et zombies, on verra si je l’aimerais plus que l’original !



Connaissez-vous un livre qui parle de l’éruption du Vésuve ? Un peu comme dans le documentaire fiction sortie il y a quelques temps, où l’ont suit quelques personnages principaux, mais où l’ont voit aussi comment ils ont survécut (ou pas) à la catastrophe, c’est vraiment ce
que je cherche, donc si vous avez des idées dites-les moi ! 






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°°°Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites [Contemporain]°°°





Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites, Marc Levy
éditions Pocket


Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh homme d’affaires brillant, mais père distant ne pourra pas assister à la cérémonie. Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort. Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux deux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.

Mon avis:

Oui, j’avais honte de ne jamais avoir lu de Marc Levy. Vous savez, quand tous le monde autour de vous parle de quelque chose d’ENORME et que vous, vous êtes hors sujet, vous ne savez pas de quoi ils parlent. J’étais comme ça avant, mais cette époque est révolue !! Comme il fallait que je lise du Marc Levy, j’ai emprunté le seul et unique livre de cet auteur disponible dans ma bibliothèque.

Côté positif, l’écriture est très agréable à lire, les mots sont simples, tout ce que j’aime ! Ensuite, j’ai énormément apprécié les passages sur les souvenirs de Julia, ils avaient ce côté poétique que j’aime tant, et j’avoue, ma gorge s’est serrée à plusieurs reprise ! Et oui, il m’en faut peu. Mais la rencontre entre Julia et Tomas est tellement bien écrite ! J’ai ressenti son amour pour lui, sa peine de l’avoir quitté… 

L’histoire d’amour peut paraître banale (un coup de foudre, puis le temps et ses circonstances qui sépare), mais le contexte la rend très intense. Julia, en conflit avec son père, se rend à Paris pour faire ses études. Sur place, elle rencontre des étudients qui veulent aller à Berlin pour assister à l’éffondrement du mur. Alors déjà que l’éffondrement est quelque chose de très émouvant, imaginez une rencontre amoureuse parmis tous ces gens qui pleurent et qui se retrouvent ! C’était très émouvant, et cette scène est l’une de mes préférées dans le livre. 

Côté négatif, je trouve que la relation entre Julia et son père n’a pas été assez approfondie, ce qui est paradoxal quand on sait que le titre du roman est en rapport avec ces deux personnages. C’est dommage, finalement ils ne se sont pas dit grand chose, à part quelques souvenirs dont Julia ne se rappelait plus, mais l’histoire d’amour a prit le dessus sur cette relation. Mais Papa Anthony m’a quand même touché par son amour pour sa fille, c’est ce qui compte. 

Le truc qui m’a un peu gêné, c’est que Stanley est vraiment le stéréotype gay: il appelle Julia « ma chérie », il l’accompagne faire ses essais de robe de mariage. . . C’est pas grand chose, mais comme je suis contre toutes les formes de clichés, ça m’a un peu irrité quand même. 

C’était une lecture très agréable qui m’a donné envie de lire d’autres livres de cet auteur !











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°°°Un sac de bille [Histoire] °°°


Un sac de billes, Joseph Joffo
édition Le livre de poche
Traduit en 18 langues  » Un sac de billes « , livre d’une exceptionnelle qualité, est un
des plus grands succès de librairie de ces dix dernières années.

 Un très beau livre, émouvant et fort… Ce livre qui est celui de la peur, de
l’angoisse, de la souffrance, aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour. Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits,
celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine.

Mon avis:
Ma mère m’a offert ce livre au noël dernier, elle connait parfaitement mes goûts !
Joseph Joffo et son frère sont Juifs, et leur mère les a jeté dehors avec 10 000 francs pour qu’ils échappent aux Allemands. J’ai trouvé ce témoignage incroyable, il montre que dans la difficulté
on peut faire des choses improbables, comme demander à ses enfants de 10 et 12 ans de parcourir la France seuls, alors qu’ils courent un énorme danger.
Les enfants font preuve d’un courage hors du commun, ils arrivent à franchir tous les
obstacles, justement parcequ’ils sont petits. Par exemple, Joseph se fait passer pour l’enfant d’un inconnu, afin d’échapper aux questions d’un Allemend qui lui demandait ses papiers, ce qu’un
adulte n’aurait jamais pu réussir à faire. J’ai trouvé ça « marrant » de voir comment ma ville, Nice, était à l’époque, puisque Joseph y a fait un trafic de fruit avec un épicier en plein Place
Massena, qui était alors cernée par des soldats, et aujourd’hui c’est devenu la place des skateurs et des scultures bizarres qui brillent la nuit…
Malgré leur chance, les enfants n’échappent pas à tout danger, et Joseph se fait
prisonnier par les Allemands, qui vont le séquestrer plusieurs semaines dans un hôtel (celui où travaillait ma tante il y a quelques années…), et c’est dans cet endroit que les Juifs étaient
rassemblés, on procédait à un tirage au sort pour décider qui partira dans les Camps. Et comme toujours dans ces histoires, il y a un copain de Joseph qui se fait appeller par un Juifs, suivi de
la phrase « Je ne le revis jamais », et on comprend que le petit garçon et vraiment mort, que ce n’est pas une histoire fictive. Je trouve ça vraiment trop triste, et j’ai à chaque fois la larme à
l’oeil.
J’ai beaucoup apprécié l’épilogue: Joseph Joffo nous explique qu’il a fait la tournée
des lycées dans les années qui ont suivies la Guerre. Il nous montre que beaucoup d’élèves ne comprenaient pas la réaction de sa mère, qui les a laissé partir seuls, qu’à leur place leur mère
n’aurait pas voulu. Ils ne comprennent pas la situation de l’époque, ils n’avaient pas d’autres choix que de fuir, c’était parcourir la France seul à 10 ans ou finir gazé… Le choix est vite
fait. Le seul bémol, c’est qu’on ne sait pas ce qu’est devenu sont frère :/
J’ai énormément aimé ce livre, qui pour moi est l’un des meilleurs du genre, et
 je vous le recommande ! 



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