°°° Slumdog Millionaire, le livre [Contemporain]°°°

Titre VO Slumdog Millionaire, Vikas Swarup
éditions 10/18 (Domaine étranger)

Ram est un jeune gamin des rues qui rêve de devenir quelqu’un. Lorsqu’il remporte la loterie du jeu « Qui veut gagner un milliard de roupies », la production le soupçonne d’escroquerie. Le jeune homme replonge dans l’histoire de sa vie, et au fil de multiples rencontres, il nous apprend que la chance sourit parfois aux plus audacieux…

Mon avis:

Cet article sera un peu une sorte de comparaison entre le film Slumdog Millionaire et le livre original de Viskas Swarup. Autant vous dire dès le départ qu’à part le prénom Salim et le coté « indien pauvre qui gagne à Qui veut gagner des millions ? », absolument TOUT est différent !

J’ai été surprise dès le début par la différence de nom du personnage principale, qui s’appelle Ram Thomas Mohammad dans le livre. Je ne peux pas trop parler de sa vie, mais en gros Salim n’est pas son frère et sa mère n’a pas été tuée par les chrétiens. A la place, on découvre une enfance beaucoup plus sombre que celle du film, où on a l’impression que les enfants ont réussi a survivre tout seuls comme des grands au Taj Mahal. On y parle ouvertement d’abus sexuels, de pédophilie, de prostitution, mais surtout de l’envers du décors des comédiens de Bollywood.

En effet, Salim (contrairement au film où je le détestais huum) n’est pas un vilain garçon qui viole la copine de son frère après avoir menacé celui-ci avec une arme à feu. Il est d’ailleurs très peu présent dans le livre, et les seules fois où il est là on parle surtout de son envie de devenir comédien coûte que coûte. Mais son personnage m’a beaucoup touché, c’est bizarre que dans le film ils l’aient fait aussi radicalement différent ! J’ai été vraiment déçue de l’absence de Latika, alors qu’à la base c’est elle la raison de la participation de Ram à l’émission, pour qu’elle puisse le retrouver. Il est bien question d’une fille mais elle n’apparaît qu’à 100 pages de la fin ! Donc bon ça m’a beaucoup surprise ! Ram Thomas est un personnage complètement différent du Jamal Malik du film: plus âgé que Salim, c’est lui qui le sauve de « l’orphelinat » au début et non pas le contraire, mais on aperçoit vraiment son coté naïf, surtout dans ses conversations avec les adultes. Ah oui, Salim n’est jamais entré dans la mafia indienne !

Comme dans le film, une période de la vie de Thomas correspond à une question de l’émission. Par contre, les histoires ne se suivent pas du tout chronologiquement, et au début j’ai eu du mal à comprendre, j’étais là « Mais dans l’autre chapitre il était dans le chawl avec Salim, pourquoi il travaille chez cette actrice maintenant ? Il est où Salim Oo », et jusqu’à la fin j’ai eu du mal à m’y faire ! Je n’ai pas toujours compris le rapport entre l’histoire et la question, comme se fut le cas pour la question 2 ou 3 je crois. Mais comme dans le film, sa vie est vraiment extraordinaire, on se demande comme c’est possible de vivre autant de choses en 18 ans !

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé ce livre et je vous le conseille vivement, rien que pour connaître les vraies conditions de vie des enfants indiens, souvent orphelins et livrés à eux-mêmes. Par contre, essayez de vous détacher du film, ne lisez pas ce livre parce que vous avez aimé le film, c’est complètement différent !

Publicités

°°° Brokeback Mountain [Contemporain] °°°


Brokeback Mountain, Annie Proulx
éditions Grasset

Brokeback Mountain : un bout de terre sauvage, hors du temps, dans les plaines du Wyoming. Ennis del Mar et Jack Twist, cow-boys, nomades du désert américain, saisonniers des ranchs, n’ont pas vingt ans. Ils se croisent le temps d’un été. La rencontre est fulgurante. Ni le temps, ni l’espace, ni les non-dits, ni la société n’auront raison de cet amour – que seule brisera la mort. Le récit déchirant d’une passion, au cœur des grands espaces américains, ces somptueuses solitudes dont Annie Proulx est sans conteste l’écrivain le plus inspiré dans la littérature américaine contemporaine.

Mon avis:

Comme tout le monde, je connaissais cette histoire grâce au film, même si je ne l’ai jamais vu. Autant les films « romantiques » m’ennuient, mais j’aime bien les lire !

Tout d’abord, cette nouvelle est très courte, 94 pages dans mon éditions, et c’est écrit assez gros, donc en 30 minutes c’est lu. Jack et Ennis sont deux cow-boys tout ce qu’il y a de plus virils, mais lors d’un été à Brokeback Mountain, où ils devaient garder un élevage de moutons, ils se laissent aller à leurs passions. J’ai beaucoup aimé ces deux personnages, qui n’arrivent pas à assumer leur homosexualité, car dans le fin fond de l’Amérique, les mentalités ne sont pas très évoluées. 

Le style de l’auteure est minimaliste, bref, elle ne s’embarrasse pas de figures de style. Finalement, cette histoire est racontée comme un souvenir, c’est pourquoi une vingtaine d’année ne dure que 94 pages, ce sont les souvenirs d’Ennis. J’aurais quand même aimé que ça soit plus développé, surtout au niveau de leurs relations avec leurs femmes respectives, notamment celle d’Ennis qui se doute de quelque chose. 

J’ai adoré leur histoire d’amour, passionnelle, qui n’a rien de niais. A plusieurs moments on voit que même si ce sont deux hommes, ils ne sont pas maniérés, ni efféminés, leurs rapports sont virils, sans délicatesse. Leur amour est très puissant, ils ne se sont vus qu’une dizaine de fois en plus de 20 ans, mais à chaque fois qu’ils se retrouvent, leur amour surpasse tout le reste. 

Je vous conseille très vivement de lire cette nouvelle, un véritable hymne à l’amour ! Et je pense regarder le film, surtout parce qu’il y a Jack Gyllenhaal héhé !



Rendez-vous sur Hellocoton !

°°° Virgin suicides [Contemporain] °°°


Virgin suicides, Jeffrey Eugenides
éditions J’ai Lu

Dans un quartier résidentiel et huppé de Grosse-Pointe (Michigan), cinq soeurs, des adolescentes entre 13 et 17 ans, se suicident en l’espace d’une année. Cécilia, la plus jeune, ouvre le bal. Les autres l’imiteront un an après. Entre-temps, les gamins du voisinage auront vécu et souffert avec elles… à distance. Ce suicide les aura tant marqués qu’une vingtaine d’années plus tard, alors qu’ils frôlent les quarante ans, ceux-ci mèneront une enquête dans l’espoir un peu fou d’éclaircir toute cette affaire. Ce récit en est le résultat, la reconstitution la plus minutieuse et la plus fidèle possible d’une année pour le moins particulière. Tous les témoins, les animés comme les objets les plus dérisoires, sont donc convoqués.

Mon avis:

La plupart des avis que j’avais lu de ce livre avant de l’acheter étaient négatifs, mais je me suis obstinée à le lire, et on ne peut pas dire que j’ai adoré…

Au début, je me suis dis « Bin pourquoi tout le monde a détesté, franchement c’est pas si nul que ça ». J’ai bien aimé l’atmosphère de la ville, les soeurs si différentes et pourtant indissociables. L’histoire est originale et bien pensée, mais finalement elle n’est pas assez approfondie. Je pensais que l’enquête serait menée un peu comme dans Le pacte des vierges, mais ça n’a pas été le cas, le récit est très monotone. 

Je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages: on n’apprend pratiquement rien sur les soeurs, et encore moins sur les garçons amoureux d’elles et qui enquêtent. Les filles sont représentées pendant les 3/4 du livre comme une seule personne, ce qui est vraiment bizarre ! Les garçons ne sont pas amoureux de Lux, Mary, Thérèse ou Bonnie, mais de ce qu’elles représentent dans leur ensemble. Ensuite, ils ne les qualifient jamais de « jolies », au contraire, elles ont beaucoup de défauts, elles s’habillent mal, elles vivent dans une porcherie… Le début du livre se concentre sur Cécilia, la première des filles à mourir, et un peu plus tard sur Lux, mais jamais sur les trois autres filles.  

L’enquête est brouillonne, sur la 4e de couverture de mon édition, il est dit qu’on apprend la cause de leurs suicides, mais en fait non, il y a seulement quelques pistes d’idées à la fin: pacte, sacrifices… On peut dire que je suis restée sur ma faim. La fin est bizarre, je ne m’attendais pas à ça. Les situations sont pour la plupart improbables, les derniers suicides sont peu crédibles, surtout celui de Mary ! 

Je suis déçue par ce livre, j’ai mis beaucoup de temps à le terminer, d’ailleurs je me demande comment j’ai fais pour ne pas abandonner, tellement ma lecture a été laborieuse ! Je me suis ennuyée pendant presque toute ma lecture, je ne vous conseille pas de le lire, contentez-vous de regarder le film, il paraît qu’il est beaucoup mieux.


Ce livre fait parti des livres voyageurs.



Rendez-vous sur Hellocoton !

°°° Métaphysique des tubes [Contemporain] °°°


Métaphysique des tubes, Amélie Nothomb
éditions Le livre de poche

Parce qu’elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles – déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l’ont surnommée la Plante.
L’intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c’est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n’est pas éternelle, même au pays du Soleil levant… Avec cette  » autobiographie de zéro à trois ans « , la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon avis:

J’ai décidé depuis un moment de lire tous les Nothomb, et forcément, il fallait que je tombe sur un livre qui ne me plaît pas…

Je me rappelle avoir lu un extrait de ce livre en cours (je sais pas pourquoi d’ailleurs), et ça m’avait bien plût. Dès le début du livre, je me suis dis que finalement, c’était peut-être pas si bien que ça. Le style reste identique à celui de ses autres romans, mais j’ai trouvé le ton beaucoup moins drôle, moins léger. Elle fait preuve de beaucoup d’arrogance pour une si petite fille ! 

Je ne sais pas si j’ai aimé ou pas ce livre, je suis perplexe. En tout cas, je peux affirmer que ce n’est pas le meilleur Nothomb pour moi, d’ailleurs je ne sais même pas quoi en dire ! Heureusement qu’il est très court, comme ça je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer…



Ce livre fait parti des livres voyageurs.



Rendez-vous sur Hellocoton !

°°° Jude R [Contemporain] °°°


Jude R, Shaké Mouradian
éditions XO

1970. Jude R. traverse les Etats-Unis d est en ouest.
Poursuivi par la haine d individus vengeurs, il rencontre Lipi, une gamine de quinze ans aussi perdue que lui, ombrageuse et torturée, surnommée « la main d or » pour sa chance insolente au poker.
Commence alors une violente course-poursuite. Partout où le couple improbable passe, il laisse des morts derrière lui…
Lipi s’attache malgré tout à ce drôle de personnage qu est Jude R. alors même que la violence qui sommeillait en lui ne cesse de grandir…

Une épopée violente et noire campée avec brio par un jeune auteur, Shaké Mouradian, qui nous livre son premier roman.

Mon avis:

Je regrette mon absence sur le blog, mais ces derniers temps j’ai eu une vie assez remplie, entre les bacs blancs, la grippe et les problèmes de coeur… Heureusement, c’est les vacances !! Et j’ai enfin pu terminer Jude R, à la limite de la date de fin.

J’ai tout de suite accroché au style de l’auteure, très poétique, elle sait créer une atmosphère ! J’ai adoré me plonger dans cette Amérique des années 70, et plus particulièrement dans celle des états du Sud. Je trouve que le Sud est… Assez rustre, vous voyez ? Comme si les gens vivaient encore au temps du Far West. On découvre les Dinner au bord de l’autoroute, les grandes routes droites et sans fins, la chaleur, le désert… On voyage en même temps que les personnages, j’ai été totalement embarqué.

Il y a peu de personnages, mais ils sont très complexes, et les liens qui les unissent le sont encore plus. J’ai beaucoup aimé la relation entre Jude R et Lipi, la jeune fille de 15 ans qu’il récupère dans un Dinner. Jude est très attachant dans son désir de retrouver son père, et j’ai beaucoup aimé Lipi et son admiration sans borne pour Jude. Les autres personnages sont très bien construits, comme Jas le junkie, Bill l’albinos, ou  même Josépha, la servante. J’ai adoré les références de Bill à Baudelaire, comme cet extrait magnifique tiré des Bienfaits de la lune:

La lune descendit à travers les vitres et déposa ses couleurs sur la face de l’enfant. Puis elle lui a si tendrement serré la gorge, qu’il en a gardé pour toujours l’envie de pleurer.

L’intrigue pourrait paraître simpliste, puisqu’il ne s’agit que d’une histoire de vengeance. Mais tout tourne autour du meurtre de Martin Luther King, et ça, ça m’intéresse ! Je n’aime pas trop les thrillers d’habitude, parce que comme je ne suis pas très perspicace, il y a des tas de choses que je ne comprend pas ! Et là, ça n’a pas loupé ! Je vous rassure, j’ai bien compris le but de chaque personnage, mais il m’a fallut réfléchir un petit peu ^^ 

Comme je l’ai dis, j’ai adoré le début, mais j’ai trouvé que l’action ralentit un peu à partir de la moitié du livre. Certaines actions sont un peu trop vite expédiées, comme les meurtres passés sous silence, ou les confrontations entre les ennemis, qui nuisent à la compréhention du récit. La fin est aussi trop rapide, j’ai du relire le passage plusieurs fois pour bien comprendre, et je trouve qu’après tout ces meurtes, la situation se règle bien rapidement… J’ai aussi été un peu déçue par l’attitude de Jude dans le dernier chapitre, mais je ne vous en dit pas plus.

Pour finir, ce roman est une très bonne surprise, et j’espère qu’il ne sera pas le dernier de Shaké Mouradian !

Encore merci à New’s Book pour ce partenariat !

Ce livre fait parti des livres voyageurs.



Rendez-vous sur Hellocoton !

°°°Wam [Littérature]°°°




Wam, Slimane Kader
éditions du NiL


Les aventures, sur une nuit, d’un jeune de cité venu goûter au miel de « Paname ».
Un premier roman à se tordre de rire.


Wam et ses copains de la « cité des artistes » ont un emploi du temps immuable : lever à 16 heures puis occupation du hall BC jusqu’à la tombée de la nuit. Un soir, accablés par l’ennui, ils décident d’une virée sur Paname… Le début d’une nuit de folie… Happé dans un tourbillon de vie et d’embrouilles, Wam se retrouve au milieu d’une crise de couple, se tape la cloche à l’oeil dans une brasserie, festoie dans un Donald avec un caïd du 93, pousse la chansonnette dans un loft de bobos, devient mascotte d’une soirée mondaine, transforme un camion poubelle en taxi, etc.


Sur le modèle de After Hours de Martin Scorcese – une nuit, une grande ville, une succession d’aventures -, ce premier roman enchaîne blagues et rebondissements à un rythme trépidant et nous fait découvrir un Paris inédit : voici la ville lumière telle qu’elle brille dans le regard d’un enfant des cités. Voici comment toute ville fait fantasmer ceux qui vivent à ses marges.

Mon avis:

J’ai pleins de choses à dire sur ce livre, enfin plus que d’habitude (c’est dire). 

Déjà, quand j’ai ouvert le livre, j’ai été « choqué » par l’abondance de points de suspention, il n’y a que ça ! Ca m’a un peu dérangé au début, mais après je m’y suis habituée. Un autre point qui m’a dérangé: la langue. Alors bon, Wam est un banlieusard, il parle comme un balieusard, et tout est retranscrit de façon parlée. J’ai beau être jeune et habiter dans un quartier avec pleins de « racailles », il y a des tas d’expressions que je ne connaissais pas ! Souvent, je devais interrompre ma lecture pour déchiffrer une phrase que je ne comprenais pas ! Aller un petit exemple comme je suis gentille : 

« A la maison, je suis le seul keum de la basse-cour . . . Avec une rem, deux soeurs, un rep qui est rip, je roule ma caisse . . . »



Rip ? Kékécé ? C’est tout simple ! Rip = R.I.P = Rest In Peace = Mort. Son père est mort quoi. J’ai trouvé qu’il y avait des choses assez vulgaires (et pourtant j’en entend des choses dans la rue), qui m’ont un peu choqué dans le sens où l’on a pas l’habitude de les voir dans des romans, pour celles qui me suivent sur Hellocoton, il est question de teub . . .


Grâce à Wam, plusieurs choses que je pensais sur les « racailles » m’ont été confirmé:
– Oui, ils se trouvent super stylés avec leur survet’
– Oui, quand ils nous abordent, ils ont leur petite technique de drague sur mesure qui n’a qu’un but, nous attirer dans le lit
– Et donc oui, on a raison de baisser les yeux et de tracer notre route quand on voit qu’il y en a un qui nous regarde/parle/sourit/fait tss tss, parce qu’ils n’ont l’intention de nous lâcher !


Passons aux choses positives maintenant, parce que malgré tout, j’ai vraiment aimé ce livre. J’ai trouvé Wam très touchant par moment, on sent qu’il aimerait changer, et pourquoi pas devenir un vrai artiste. On voit aussi qu’il tient énormément à ses amis, et la scène finale m’a beaucoup ému ! Ce livre nous montre que les banlieusards cherchent pour la plupart à faire quelque chose de leur vie, sauf qu’ils n’osent pas en parler à leurs amis, de peur de casser leur réputation de « gros dur », c’est dommage. Certains utilisent des moyens classiques pour y parvenir (Mcdo…), et d’autres des moyens beaucoup plus douteux, mais on va dire que c’est l’intention qui compte ^^. Les situations dans lesquelles se retrouvent Wam sont dans l’ensemble assez vraisemblables, à part quelques unes vraiments bizarres, mais ce sont ces dernières qui m’ont le plus amusées. 

Pour finir, je n’ai pas trouvé ce roman hilarant, contrairement à ce qu’il en était annoncé dans le résumé, mais j’ai quand même rigolé plusieurs fois, et surtout, j’ai été touché par Wam et sa sincérité. J’ai terminé ce livre le sourire aux lèvres !



Et le petit mot de la fin façon Wam: Lisez ce livre, vous allez kiffer votre race, la vérité ! 


Merci aux éditions du NiL et à News Book pour ce partenariat !


Ce livre fait parti des livres voyageurs.


Rendez-vous sur Hellocoton !

°°°Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites [Contemporain]°°°





Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites, Marc Levy
éditions Pocket


Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh homme d’affaires brillant, mais père distant ne pourra pas assister à la cérémonie. Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort. Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux deux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.

Mon avis:

Oui, j’avais honte de ne jamais avoir lu de Marc Levy. Vous savez, quand tous le monde autour de vous parle de quelque chose d’ENORME et que vous, vous êtes hors sujet, vous ne savez pas de quoi ils parlent. J’étais comme ça avant, mais cette époque est révolue !! Comme il fallait que je lise du Marc Levy, j’ai emprunté le seul et unique livre de cet auteur disponible dans ma bibliothèque.

Côté positif, l’écriture est très agréable à lire, les mots sont simples, tout ce que j’aime ! Ensuite, j’ai énormément apprécié les passages sur les souvenirs de Julia, ils avaient ce côté poétique que j’aime tant, et j’avoue, ma gorge s’est serrée à plusieurs reprise ! Et oui, il m’en faut peu. Mais la rencontre entre Julia et Tomas est tellement bien écrite ! J’ai ressenti son amour pour lui, sa peine de l’avoir quitté… 

L’histoire d’amour peut paraître banale (un coup de foudre, puis le temps et ses circonstances qui sépare), mais le contexte la rend très intense. Julia, en conflit avec son père, se rend à Paris pour faire ses études. Sur place, elle rencontre des étudients qui veulent aller à Berlin pour assister à l’éffondrement du mur. Alors déjà que l’éffondrement est quelque chose de très émouvant, imaginez une rencontre amoureuse parmis tous ces gens qui pleurent et qui se retrouvent ! C’était très émouvant, et cette scène est l’une de mes préférées dans le livre. 

Côté négatif, je trouve que la relation entre Julia et son père n’a pas été assez approfondie, ce qui est paradoxal quand on sait que le titre du roman est en rapport avec ces deux personnages. C’est dommage, finalement ils ne se sont pas dit grand chose, à part quelques souvenirs dont Julia ne se rappelait plus, mais l’histoire d’amour a prit le dessus sur cette relation. Mais Papa Anthony m’a quand même touché par son amour pour sa fille, c’est ce qui compte. 

Le truc qui m’a un peu gêné, c’est que Stanley est vraiment le stéréotype gay: il appelle Julia « ma chérie », il l’accompagne faire ses essais de robe de mariage. . . C’est pas grand chose, mais comme je suis contre toutes les formes de clichés, ça m’a un peu irrité quand même. 

C’était une lecture très agréable qui m’a donné envie de lire d’autres livres de cet auteur !











Rendez-vous sur Hellocoton !